Les coutumes françaises
En Franche-Comté,
les enfants se déguisaient en Roi mage et portait ceinture dorée
sur une chemise constellée d'étoiles. Ils allaient de porte
en porte en chantant et en agitant des sonnettes réclamer leur part.
Les filles
à marier ne manquaient pas le soir d'adresser une prière:
Afin de voir
en mon dormant
Celui que
j'épouserai de mon vivant"
En Basse
Bretagne, c'est un pauvre tirant un cheval
orné de buis et de laurier qui s'arrête de porte en porte
pour recueillir la part des pauvres.
En Franche-Comté,
c'est la galette
de goumeau qui peut peser jusqu'à 150 kilos qu'on appelle
aussi galette de goumeau bisontine, galette des rois ou papet. Faite de
pâte briochée, on la retrouve chez tous les boulangers pâtissiers
bisontins et quelques autres du département du Doubs.
La galette
des rois, toute de pâte feuilletée, dans laquelle on glisse
une fève symbolise la haute cuisine française.
Au Québec,
la coutume est reprise avec ardeur.
Coutumes à travers le monde
En Espagne
En Espagne,
le "Jour des 3 Rois" est un jour férié. On en profite pour
échanger les cadeaux de Noël à cette date et non pas
à Noel puisque, originellement, ce sont les rois mages qui apportèrent
12 nuits après la naissance de l'enfant Jésus, des présents.
La veille,
des carrosses paradent dans les rues. On lance fruits confits et bonbons,
prémices du lendemain.
Pour cette
occasion, on confectionne un
pain en forme de couronne parfumé de zestes de citron et
d'orange, brandy et eau de fleur d'oranger, décoré de fruits
confits et d'amandes effilées. On y glisse une pièce d'argent,
une figurine de porcelaine ou un haricot sec.
En Italie
En Italie,
au sud principalement, plus loin des traditions du nord de l'Europe, l'ambiance
est tout autre. La fée bienfaitrice Befana
distribue
les cadeaux, comme le Père Noël, pendant la nuit de l'Epiphanie…
d'où elle tire probablement son nom.
Mais les enfants
désobéissants reçoivent un bout de charbon tiré
de son grand sac. A la fois bonne et intraitable, tour à tour Saint-Nicolas
et Père Fouettard. Car elle est vêtue de noir, et symbolise
à la fois le mal et la fin de la saison des nuits longues. On retombe
toujours sur les mêmes croyances ancestrales, la peur de l'interminable
nuit.
En Guadeloupe
Ici, on ne
fête pas comme tout le monde. L'Épiphanie ne représente
pas le dernier jour des festivités de Noël mais le premier
jour de "kannaval" qui se termine ... le soir du Mercredi des Cendres,
dernier jour de folie où diables et diablesses vêtus uniquement
de noir et blanc envahissent les rues.
Le soir voit
s'approcher la fin du carnaval par "Grand brilé Vaval", l'incinération
du roi Carnaval, "Vaval", sous les cris et lamentations de la foule.
Au Mexique
L'Épiphanie
se prépare 10 jours avant Noël avec les posadas. Comme les
Rois Mages guidés par l'étoile du berger, chaque famille,
en procession, apporte des friandises sur la place de chaque village. Elles
serviront à remplir les pinatas, d'énormes animaux en poterie
ou papier mâché très colorés qu'on suspend le
jour de l'Épiphanie. Les enfants doivent essayer de briser la pinata
afin qu'elle s'ouvre comme une corne d'abondance, déversant tout
leur contenu de friandises et de menues monnaies.
Si, dans plusieurs
pays, l'Épiphanie couronne le roi ou la reine de la fête,
la coutume est moins heureuse dans ce coin du monde ... En effet, celui
qui découvre un petit Jésus en sucre ou une fève dans
la rosca de reyes ou couronne des rois, devra organiser et payer la fête
de la Chandeleur où tous les convives sont invités à
déguster des tamales. Celui qui est un peu avare, n'hésite
pas à avaler la fève, chuchote-t-on en coulisse mais puisque
la fête se fait en famille et entre amis, le subterfuge est rapidement
pointé du doigt avec rires et sarcasmes.